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Rejet de l'initiative sur l'assurance dentaire au Tessin : un signal, et une responsabilité

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Le 14 juin 2026, le peuple tessinois a refusé, à plus de 70 %, d'instaurer une assurance dentaire cantonale obligatoire. Ce projet devait être financé par des cotisations des salarié·e·s et des employeurs, complétées par une contribution du canton, pour un coût estimé à environ 150 millions de francs par an. Le Tessin rejoint ainsi Vaud, Genève et Neuchâtel, qui avaient déjà écarté des initiatives comparables ces dernières années.

Ce résultat n'est pas un désintérêt pour l'accès aux soins : il traduit les doutes de la population quant à l'efficacité d'une couverture générale, à son coût pour l'ensemble des assurés et à sa capacité réelle à réduire les inégalités. L'expérience montre en effet qu'une assurance universelle tend à renchérir le système sans nécessairement atteindre celles et ceux qui en ont le plus besoin.
La SSO-Vaud a toujours défendu l’accès aux soins essentiels. C'est pourquoi la profession plaide pour des mesures ciblées et efficaces plutôt que généralisées : le renforcement de la prévention dès le plus jeune âge (dépistage scolaire, éducation à l'hygiène bucco-dentaire), le maintien et l'amélioration des aides existantes pour les personnes en situation de précarité, et une prise en charge déjà prévue par la loi pour certaines situations médicales et sociales.

La santé bucco-dentaire fait partie intégrante de la santé générale. La SSO-Vaud reste engagée pour que la qualité des soins et leur accessibilité progressent ensemble — durablement, et au bénéfice de toute la population.